Infections « chirurgicales » cutanées et des tissus mous

Fréquentes, leur gravité dépend de la virulence des germes en cause, du terrain immuno-déprimé (patient diabétique, HIV positif, ou sous chimiothérapie, etc.) et de la rapidité de la prise en charge médicochirurgicale.

  • l’hidrosadénite. Infections périnéo-fessière et de l’aisselle dues à l’obstruction de certaines glandes sécrétant la sueur (glandes sudoripares apocrines), elles se traduisent par des abcès douloureux et récidivants.
    Le traitement consiste à enlever une partie ou la totalité de la zone pilaire axillaire concernée et de réparer le défect tissulaire par suture directe ou greffe de peau.
  • la maladie de Verneuil. Relevant des mêmes causes que l’hidrosadénite et se situant dans la région fessière et le périnée, elle se manifeste par des abcès et des nodules douloureux. Elle évolue vers la fistulisation avec écoulement de pus à travers la peau et une cicatrice en relief.
    Son traitement consiste en l’ablation de tous les tissus infectés avec couverture de la perte de substance par greffe de peau.
  • le sinus pilonidal (ou kyste pilonidal). Il est dû à un poil profondément enchâssé sous la zone située au-dessus du pli interfessier, qui s’infecte et fistulise la peau. Le traitement consiste en l’ablation de l’ensemble des tissus infectés et en une reconstruction par suture directe, plastie locale ou cicatrisation dirigée.
  • les fasciites nécrosantes. C’est une infection des fascias (membranes recouvrant les muscles) et de la graisse sous-cutanée, pouvant être responsable d’inflammation et de nécrose (mort tissulaire) se manifestant par des plaques grisâtres ou noirâtres. Il s’agit d’une urgence médico-chirurgicale gravissime, qui impose une réanimation et une intervention chirurgicale visant à enlever tous les tissus infectés. Ce geste, associé à des soins locaux, permet une meilleure efficacité des antibiotiques. Dans un second temps, une greffe de peau permettra de couvrir la zone laissée à nu.
  • la gangrène gazeuse. C’est une forme de fasciite nécrosante due à un germe appelé clostridium, qui complique généralement les traumatismes sévères des membres. On parle de gangrène de Fournier quand la fasciite concerne le périnée et les organes génitaux externes de l’homme.
  • les infections virales. Il s’agit de papillomes (verrue ou condylomes), de molluscum contagiosum. Parmi les traitements appropriés, on peut citer l’azote liquide, le curetage, l’électro-coagulation, le laser ou l’ablation chirurgicale suivie ou non de suture, de plastie locale ou de greffe de peau.
  • Gérer la cicatrisation d’une simple écorchure ;
  • Suturer une plaie ;
  • Restaurer une perte de substance cutanée ou cutanéo-musculaire ;
  • Prendre en charge les séquelles de ces traumatismes.

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La chirurgie Réparatrice
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