Constituant un motif fréquent de consultation en chirurgie plastique, les cicatrices occasionnent une gêne importante, surtout quand elles siègent au niveau de la face.
Toute cicatrice passe par une phase inflammatoire (rougeurs, démangeaisons, enflement).
Cette phase peut durer entre six mois et trois ans. Par ailleurs, la qualité d’une cicatrice chirurgicale dépend évidemment de la qualité des sutures, mais également du patient lui-même (type de peau, tabagisme, stress, hormones, assiduité vis-à-vis des soins post-opératoires…).
Pendant les deux premières années, les soins peuvent consister en l’application de crèmes cicatrisantes ainsi qu’une protection solaire. Parfois, on peut y associer des injections de corticoïdes au sein de la cicatrice, l’application de gel de silicone ou l’utilisation de vêtements compressifs sur mesure.
Ces traitements, lorsqu’ils ne réussissent pas à faire disparaître la cicatrice, en améliorent au moins l’aspect. Cependant, certaines peaux cicatrisent de façon défectueuse ; on parle alors de cicatrice hypertrophique (rougeurs et enflement durant près de deux ans) ou de cicatrices chéloïdes lorsque aucune tendance à l’amélioration n’est observée après deux années d’évolution. Signalons toutefois que le phénomène de cicatrisation reste encore à ce jour mystérieux, et que la qualité d’une cicatrice diffère non seulement d’une personne à l’autre, mais peut également être imprévisible chez une même personne.